PINCON Roger : Différence entre versions

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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Roger Maurice Pinçon est né le 3 octobre 1906 rue du Parc à Fontenay-sous-Bois (Seine). Son père Edmond Pinçon était commis des postes, sa mère Marie Mercier institutrice.
 
Roger Maurice Pinçon est né le 3 octobre 1906 rue du Parc à Fontenay-sous-Bois (Seine). Son père Edmond Pinçon était commis des postes, sa mère Marie Mercier institutrice.
Détenteur du CEP, il suivit durant 2 ans une école d'agriculture, puis 2 autres années un institut d'agronomie.
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Détenteur du CEP, il suivit durant 2 ans une école d'agriculture puis, au cours de 2 autres années, un institut d'agronomie.
Il effectua son service militaire en 1926 au 12e Régiment de Spahis en Syrie, participa à des opérations dans le Djébel Druse. Il suivit l'école des EOR (Ecole des Officiers de Réserve) et fut démobilisé en 1928 avec le grade de Maréchal des logis. Il commença à porter intérêt au mouvement ouvrier cette année-là.
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Il effectua son service militaire en 1926 au 12<sup>e</sup> Régiment de Spahis en Syrie, participa à des opérations dans le Djébel Druse. Il suivit l'école des EOR (Ecole des Officiers de Réserve) et fut démobilisé en 1928 avec le grade de Maréchal des logis. Il commença à porter intérêt au mouvement ouvrier cette année-là.
  
Il se syndiqua à la CGTU en 1931 puis à la CGT lors de la réunification, et exerça différents métiers, chauffeur-livreur, forgeron, soudeur, ascensoriste. Militant syndical, il fut secrétaire adjoint du syndicat des ouvriers confiseurs et chocolatiers de la région Parisienne, secrétaire du Comité syndical local de Nogent-sur-Marne. Il écrivit quelques articles sportifs dans des publications syndicales.  
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Il se syndiqua à la CGTU en 1931 puis à la CGT lors de la réunification, et exerça différents métiers : chauffeur-livreur, forgeron, soudeur, ascensoriste. Militant syndical, il fut secrétaire adjoint du syndicat des ouvriers confiseurs et chocolatiers de la région Parisienne, secrétaire du Comité syndical local de Nogent-sur-Marne. Il écrivit quelques articles sportifs dans des publications syndicales.  
Il assura la fonction de secrétaire de L’Étoile sportive nogentaise à Nogent-sur-Marne affiliée à la Fédération sportive et gymnique du travail [[FSGT]]) et membre du comité régional de la région parisienne.
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Il assura la fonction de secrétaire de ''L’Étoile sportive nogentaise'' à Nogent-sur-Marne, affiliée à la Fédération sportive et gymnique du travail [[FSGT]]) et membre du comité régional de la région parisienne.
 
Il adhéra en 1933 au SRI - Secours Rouge International, aux AUS (Amis de l'Union Soviétique), comme membre cotisant seulement.
 
Il adhéra en 1933 au SRI - Secours Rouge International, aux AUS (Amis de l'Union Soviétique), comme membre cotisant seulement.
  
Il adhéra au PCF en septembre 1934 à la cellule 1209 de Nogent-sur-Marne. Il participa aux manifestations de février 1934, grèves de juin et septembre 1936. Pour parfaire son éducation politique, il suivit des cours du Rayon et régional. Il était lecteur de la presse communiste et avait lu "l'Etat et la révolution" de Lénine, et portait un intérêt au Léninisme. Il fut membre du comité et du bureau de cellule la 6 mois.  
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Il adhéra au PCF en septembre 1934, cellule 1209 de Nogent-sur-Marne. Il participa aux manifestations de février 1934, aux grèves de juin et septembre 1936. Pour parfaire son éducation politique, il suivit des cours du Rayon et régional. Il était lecteur de la presse communiste et avait lu ''l'Etat et la révolution'' de Lénine, et portait un intérêt au Léninisme. Il fut membre du comité et du bureau de cellule durant 6 mois.  
  
Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il était célibataire et résidait 74 rue Saint-Quentin à Nogent-sur-Marne (Seine).
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Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il était célibataire et résidait 74, rue Saint-Quentin à Nogent-sur-Marne (Seine).
  
 
==L'Espagne==
 
==L'Espagne==
Roger Pinçon arrive en Espagne le 16 juillet 1936 pour participer aux Olympiades Populaires de Barcelone. Lors du soulèvement fasciste du 17 juillet, il s'enrôle le 25 juillet dans une milice catalane et combat sur le front de Lerida, Saragosse jusqu'au 14 août 1936.  
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Roger Pinçon arrive en Espagne le 16 juillet 1936 pour participer aux Olympiades Populaires de Barcelone. Lors du soulèvement fasciste du 17 juillet, il s'enrôle le 25 dans une milice catalane et combat sur le front de Lerida, Saragosse jusqu'au 14 août 1936.  
  
 
Il retourne en France à cette date et revient en Espagne début octobre 1937.
 
Il retourne en France à cette date et revient en Espagne début octobre 1937.
  
 
Différentes affectations :
 
Différentes affectations :
1/ Chauffeur au service sanitaire
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1/ Chauffeur au service sanitaire.
2/ Secrétaire au service sanitaire
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2/ Secrétaire au service sanitaire.
3/ Instructeur militaire à l'Etat Major de la base d'Albacete
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3/ Instructeur militaire à l'Etat Major de la base d'Albacete.
4/ Responsable transports et armements, inspecteur du matériel des BI à l'Etat Major de la base jusqu'au fin décembre 36, nommé lieutenant.  
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4/ Responsable transports et armements, inspecteur du matériel des BI à l'Etat Major de la base jusqu'à la fin décembre 36. Il est nommé lieutenant.  
5/ Commandant de la 11e Compagnie de Mitrailleurs isolés, front de Cordoba.
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5/ Commandant de la 11<sup>e</sup> Compagnie de Mitrailleurs isolés, front de Cordoba.
6/ Chef des transports, nommé capitaine en janvier 1937
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6/ Chef des transports, nommé capitaine en janvier 1937.
7/ En juin 1937 envoyé à Madrid pour créer le parc autos  
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7/ En juin 1937 envoyé à Madrid pour créer le parc autos.
8/ En janvier 1938 il se trouvait à l'usine n°1 et proposé pour commander la Casa Marcilla (SIM)
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8/ En janvier 1938 il se trouvait à l'usine n° 1 et proposé pour commander la Casa Marcilla (SIM).
 
9/ Commandant adjoint du centre de détention de Castelldefels. Dans une biographie qu'il rédige en mai 1938, il demande comme une faveur de quitter rapidement Castelldefels pour n'importe quel autre poste.
 
9/ Commandant adjoint du centre de détention de Castelldefels. Dans une biographie qu'il rédige en mai 1938, il demande comme une faveur de quitter rapidement Castelldefels pour n'importe quel autre poste.
  
Le 3 juin 1938, il obtient une permission afin d'effectuer une période militaire.
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Le 3 juin 1938, il obtient une permission afin d'effectuer une période militaire en France.
Son nom figure sur une liste de volontaires Français membres du parti communiste rapatriés en décembre 1938
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Son nom figure sur une liste de volontaires français membres du parti communiste rapatriés en décembre 1938.
  
 
= Le retour==
 
= Le retour==
Il épousa Simone Nève, conditionneuse, le 31 octobre 1939 à Paris 10e arrondissement, le couple demeura à Nogent-sur-Marne (Seine
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Il épousa Simone Nève, conditionneuse, le 31 octobre 1939 à Paris (10<sup>e</sup>) ; ils demeurèrent à Nogent-sur-Marne (Seine).
Le couple Pinçon, demeura par la suite à Paris, rue du Château d’Eau puis 10 Rue de la Grange-aux-Belles. Après la déclaration de guerre, Roger fut affecté spécial à la société des Moteurs René à Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret).  
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Le couple Pinçon, habita par la suite à Paris, rue du Château d’Eau puis 10, rue de la Grange-aux-Belles. Après la déclaration de guerre, Roger fut affecté spécial à la société des Moteurs René à Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret).  
  
 
De retour d’exode en juin 1940, il est contacté par l'ex-secrétaire de la FSGT de la région parisienne pour diffuser par voie postale des tracts d’actualités envoyés aux domiciles des présidents de club. Il assuma cette tâche jusqu’en juin 1942. En juillet il lui demanda de centraliser du matériel pour les FTP.  
 
De retour d’exode en juin 1940, il est contacté par l'ex-secrétaire de la FSGT de la région parisienne pour diffuser par voie postale des tracts d’actualités envoyés aux domiciles des présidents de club. Il assuma cette tâche jusqu’en juin 1942. En juillet il lui demanda de centraliser du matériel pour les FTP.  
 
Roger Pinçon était en contact avec des responsables FTP de la région parisienne, il rétribuait également des combattants et des agents de liaison.  
 
Roger Pinçon était en contact avec des responsables FTP de la région parisienne, il rétribuait également des combattants et des agents de liaison.  
 
Lors d'un rendez-vous avec le responsable militaire FTP de la région P1, ils sont arrêtés par des policiers français de la BS2, des Brigades spéciales d’intervention. Emmenés à la préfecture de police, ils furent frappés à de multiples reprises.
 
Lors d'un rendez-vous avec le responsable militaire FTP de la région P1, ils sont arrêtés par des policiers français de la BS2, des Brigades spéciales d’intervention. Emmenés à la préfecture de police, ils furent frappés à de multiples reprises.
Le 8 juillet 1943, il est déporté à Natzwiler (Bas-Rhin) où les détenus étaient immatriculés, lui 4369, classé « NN » (Nuit et Brouillard) ce qui signifiait destiné à disparaître. En septembre 1944, il fut dirigé sur le camp de Dachau, matricule 101689, puis transféré le 17 avril 1945 au Kommando d’Allach, l’armée américaine libéra le camp le 30 avril 1945.
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Le 8 juillet 1943, il est déporté à Natzwiler (Bas-Rhin) où les détenus étaient immatriculés. Son numéro était le 4369, classé « NN » (Nuit et Brouillard) ce qui signifiait destiné à disparaître. En septembre 1944, il fut dirigé sur le camp de Dachau, matricule 101689, puis transféré le 17 avril 1945 au Kommando d’Allach. L’armée américaine libéra le camp le 30 avril.
 
À son retour, il souffrait d’hypertrophie vasculo-cardiaque avec déplacement du cœur. Il s’investit à nouveau dans le mouvement sportif au sein de la FSGT.
 
À son retour, il souffrait d’hypertrophie vasculo-cardiaque avec déplacement du cœur. Il s’investit à nouveau dans le mouvement sportif au sein de la FSGT.
Roger Pinçon est répertorié sur la liste des résistantes et résistants, homologués FFI, DIR dossier administratif référencé GP 16 P 478854 , publiée par le Service Historique du Ministère de la Défense. il était adhérent de la Fédération nationale des déportés, internés.
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Roger Pinçon est répertorié sur la liste des résistantes et résistants, homologués FFI, DIR dossier administratif référencé GP 16 P 478854 , publiée par le Service Historique du Ministère de la Défense. Il était adhérent de la Fédération nationale des déportés, internés.
 
   
 
   
 
Il meurt le 4 juillet 1984 à Cuzorn (Lot-et-Garonne).
 
Il meurt le 4 juillet 1984 à Cuzorn (Lot-et-Garonne).
 
==Sources==
 
==Sources==
RGASPI (Moscou, F. 545. op. 2. d. 290, op. 6. d. 30, 1041, 1043, 1044, 1353) - Arch Départ du Val-de-Marne, Etat Civil cote 4E 2132, acte de naissance n° 136 du 4 octobre 1906 - Service Historique du Ministère de la Défense - Maitron -
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RGASPI (Moscou, F. 545. op. 2. d. 290, op. 6. d. 30, 1041, 1043, 1044, 1353) - Arch Départ du Val-de-Marne, Etat Civil cote 4E 2132, acte de naissance n° 136 du 4 octobre 1906 - Service Historique du Ministère de la Défense - Maitron.
  
[[Catégorie: Miliciens]] [[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 26 à 30 ans]] [[Catégorie: Etudes Secondaires]] [[Catégorie: Formation Militaire : Tirailleur]] [[Catégorie: Agriculture]] [[Catégorie: CGTU]] [[Catégorie: CGT]] [[Catégorie: CGT]] [[Catégorie: SRI - Secours Rouge International|SRI]] [[Catégorie: PCF]] [[Catégorie: Célibataire]] [[Catégorie: Nogent-sur-Marne]]
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Version du 20 mai 2026 à 19:01

Roger Pinçon.jpg

Roger Maurice Pinçon est né le 3 octobre 1906 rue du Parc à Fontenay-sous-Bois (Seine). Son père Edmond Pinçon était commis des postes, sa mère Marie Mercier institutrice. Détenteur du CEP, il suivit durant 2 ans une école d'agriculture puis, au cours de 2 autres années, un institut d'agronomie. Il effectua son service militaire en 1926 au 12e Régiment de Spahis en Syrie, participa à des opérations dans le Djébel Druse. Il suivit l'école des EOR (Ecole des Officiers de Réserve) et fut démobilisé en 1928 avec le grade de Maréchal des logis. Il commença à porter intérêt au mouvement ouvrier cette année-là.

Il se syndiqua à la CGTU en 1931 puis à la CGT lors de la réunification, et exerça différents métiers : chauffeur-livreur, forgeron, soudeur, ascensoriste. Militant syndical, il fut secrétaire adjoint du syndicat des ouvriers confiseurs et chocolatiers de la région Parisienne, secrétaire du Comité syndical local de Nogent-sur-Marne. Il écrivit quelques articles sportifs dans des publications syndicales. Il assura la fonction de secrétaire de L’Étoile sportive nogentaise à Nogent-sur-Marne, affiliée à la Fédération sportive et gymnique du travail FSGT) et membre du comité régional de la région parisienne. Il adhéra en 1933 au SRI - Secours Rouge International, aux AUS (Amis de l'Union Soviétique), comme membre cotisant seulement.

Il adhéra au PCF en septembre 1934, cellule 1209 de Nogent-sur-Marne. Il participa aux manifestations de février 1934, aux grèves de juin et septembre 1936. Pour parfaire son éducation politique, il suivit des cours du Rayon et régional. Il était lecteur de la presse communiste et avait lu l'Etat et la révolution de Lénine, et portait un intérêt au Léninisme. Il fut membre du comité et du bureau de cellule durant 6 mois.

Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il était célibataire et résidait 74, rue Saint-Quentin à Nogent-sur-Marne (Seine).

L'Espagne

Roger Pinçon arrive en Espagne le 16 juillet 1936 pour participer aux Olympiades Populaires de Barcelone. Lors du soulèvement fasciste du 17 juillet, il s'enrôle le 25 dans une milice catalane et combat sur le front de Lerida, Saragosse jusqu'au 14 août 1936.

Il retourne en France à cette date et revient en Espagne début octobre 1937.

Différentes affectations : 1/ Chauffeur au service sanitaire. 2/ Secrétaire au service sanitaire. 3/ Instructeur militaire à l'Etat Major de la base d'Albacete. 4/ Responsable transports et armements, inspecteur du matériel des BI à l'Etat Major de la base jusqu'à la fin décembre 36. Il est nommé lieutenant. 5/ Commandant de la 11e Compagnie de Mitrailleurs isolés, front de Cordoba. 6/ Chef des transports, nommé capitaine en janvier 1937. 7/ En juin 1937 envoyé à Madrid pour créer le parc autos. 8/ En janvier 1938 il se trouvait à l'usine n° 1 et proposé pour commander la Casa Marcilla (SIM). 9/ Commandant adjoint du centre de détention de Castelldefels. Dans une biographie qu'il rédige en mai 1938, il demande comme une faveur de quitter rapidement Castelldefels pour n'importe quel autre poste.

Le 3 juin 1938, il obtient une permission afin d'effectuer une période militaire en France. Son nom figure sur une liste de volontaires français membres du parti communiste rapatriés en décembre 1938.

Le retour=

Il épousa Simone Nève, conditionneuse, le 31 octobre 1939 à Paris (10e) ; ils demeurèrent à Nogent-sur-Marne (Seine). Le couple Pinçon, habita par la suite à Paris, rue du Château d’Eau puis 10, rue de la Grange-aux-Belles. Après la déclaration de guerre, Roger fut affecté spécial à la société des Moteurs René à Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret).

De retour d’exode en juin 1940, il est contacté par l'ex-secrétaire de la FSGT de la région parisienne pour diffuser par voie postale des tracts d’actualités envoyés aux domiciles des présidents de club. Il assuma cette tâche jusqu’en juin 1942. En juillet il lui demanda de centraliser du matériel pour les FTP. Roger Pinçon était en contact avec des responsables FTP de la région parisienne, il rétribuait également des combattants et des agents de liaison. Lors d'un rendez-vous avec le responsable militaire FTP de la région P1, ils sont arrêtés par des policiers français de la BS2, des Brigades spéciales d’intervention. Emmenés à la préfecture de police, ils furent frappés à de multiples reprises. Le 8 juillet 1943, il est déporté à Natzwiler (Bas-Rhin) où les détenus étaient immatriculés. Son numéro était le 4369, classé « NN » (Nuit et Brouillard) ce qui signifiait destiné à disparaître. En septembre 1944, il fut dirigé sur le camp de Dachau, matricule 101689, puis transféré le 17 avril 1945 au Kommando d’Allach. L’armée américaine libéra le camp le 30 avril. À son retour, il souffrait d’hypertrophie vasculo-cardiaque avec déplacement du cœur. Il s’investit à nouveau dans le mouvement sportif au sein de la FSGT. Roger Pinçon est répertorié sur la liste des résistantes et résistants, homologués FFI, DIR dossier administratif référencé GP 16 P 478854 , publiée par le Service Historique du Ministère de la Défense. Il était adhérent de la Fédération nationale des déportés, internés.

Il meurt le 4 juillet 1984 à Cuzorn (Lot-et-Garonne).

Sources

RGASPI (Moscou, F. 545. op. 2. d. 290, op. 6. d. 30, 1041, 1043, 1044, 1353) - Arch Départ du Val-de-Marne, Etat Civil cote 4E 2132, acte de naissance n° 136 du 4 octobre 1906 - Service Historique du Ministère de la Défense - Maitron..