MARTIN Michel
Michel Martin est né le 23 août 1914, 2 rue Ambroise Paré dans le 10e arrondissement de Paris. Son père, Baptiste, était gardien de la paix, sa mère, Louise Soullet, sans profession.
Après des études primaires, il apprit le métier d'ajusteur et travailla quelques années dans divers garages.
Il effectua son service militaire de 1934 à 1936 au 502e Régiment de Chars de combat à Angoulême. Mécanicien de chars, il obtint le grade de caporal mais sera cassé de celui-ci.
Il s'intéressa à la politique au cours de son service militaire et l'explique en ces termes : "J'ai commencé à m'intéresser au mouvement [ouvrier] depuis que j'ai été mobilisé au régiment pour aller dans la rue frapper des ouvriers comme moi qui commettaient le crime de demander de l'augmentation".
Michel Martin fut employé comme mécanicien au dépôt des locomotives de l'Etat à Mantes (Seine-et-Oise). Il adhéra à la CGT en mars 1937, fédération des cheminots affiliée à la FSI. Il fut membre du comité de section et délégué auprès du bureau fédéral.
Il adhéra au PCF en mai 1937, cellule des cheminots de Mantes, secrétaire de cellule en février 1938, il était en outre chargé du recrutement ainsi que de la vente de la presse. Il fut mandaté pour participer au congrès du mouvement Paix et Liberté.
Il était lecteur de L'Humanité, Les Cahiers du Bolchevisme. Il avait également lu Le Capital de Marx, Fils du peuple de Maurice Thorez et était particulièrement intéressé par l'étude de la Révolution russe. Il écrivit quelques articles dans le journal L'aube sociale mantaise.
Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il était célibataire et demeurait 94, rue du Val Notre-Dame à Mantes (Seine-et-Oise).
L’Espagne
Michel Martin fait partie d'un groupe de 6 volontaires qui, après avoir passé illégalement la frontière (voir Passage clandestin des Pyrénées), arrive à Figueras, via Massanet, le 10 août 1938. Il est envoyé au CRIM de Cambrils et est affecté le 30 août à la 4e Compagnie du 1er Bataillon Commune de Paris de la 14BI, service sanitaire (Ordre du jour n° 503).
Lors de la Bataille de l'Ebre, il est blessé à la cuisse gauche par des éclats d'obus en évacuant un camarade, à Corbera, le 21 septembre. Il est hospitalisé durant 12 jours à Igualada.
Son nom figure sur une liste d'évacués le 12 novembre avec une appréciation donnée par les cadres du PCE section Etrangers : "Bon, faible éducation politique".
Le retour
Michel Martin est déporté à Buchenwald (n° 51278). Il sera libéré le 11 avril 1945.
Il épouse Pâquerette Marie Jeanne Le Terrier le 7 novembre 1953 à Versailles (Seine-et-Oise).
Il meurt le 7 novembre 1998 à Loubigné (Deux-Sèvres).
Sources
RGASPI (Moscou, F.545. op.3. d.370 - op.6. d.36 d.45. d.1044 et 1306) - Arch Départ de Paris, Etat Civil cote 10N 420, acte de naissance n° 4144 du 25 août 1914 - Fondation pour la mémoire de la Déportation - INSEE.