DELON Marius : Différence entre versions
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| − | Il adhère au SRI le premier janvier 1937. | + | <blockquote> "Louis Conties ferait penser à Patachon, son inséparable Doublepatte étant le long Delon (Marius), comme lui à la Grand’Combe, et comme lui possédant cet « âssent » qui sent l’ail et qui ne manque pas de sel… [Comparons-le] à un Don Quichotte qui n’aimerait ni l’équitation ni les chimériques moulins à vent." (Patachon et Doublepatte étaient des acteurs comiques qui réalisèrent de nombreux films entre 1921 et 1937. Ils furent une source d’inspiration pour Laurel et Hardy). </blockquote> |
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| + | Il signe sa biographie de militant à Mahora le 24 mars 1938 et cite son ami Louis Contiés, délégué politique, pour confirmer l'exactitude de ses affirmations. | ||
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| + | Des fiches datées de fin 1938 le décrivent comme un "bon antifasciste au bon moral". | ||
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==Sources== | ==Sources== | ||
| − | RGASPI (BDIC, Mfm 880/12, 545.6.1152) - RGASPI (Moscou, F. 545. | + | RGASPI (BDIC, Mfm 880/12, 545.6.1152) - RGASPI (Moscou, F. 545. op. 3. d. 696) |
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Ce volontaire, célibataire, est né le 9 mars 1906 à Florac en Lozère. Son père Basile et sa mère étaient de tendance communiste. Ses frères André, Henri et Édouard étaient, eux, tous communistes. Au moment de son départ pour l'Espagne, sa famille résidait à La Grand’Combe dans le Gard.
Après des études primaires il a effectué son service militaire entre 1927 et 1928 à Hyères au 3e RIA. Il a travaillé d'abord à la Compagnie de chemin de fer et ensuite aux mines de la Grand’Combe pour un salaire de 40 francs par jour. Il était membre de la CGT.
Très jeune, ses lectures et des échanges avec ses amis l’ont poussé à s'intéresser au mouvement prolétaire. Il a participé à des manifestations locales et aux grèves de 1934. D'abord membre des Jeunesses Communistes, il a adhéré au PCF en 1936 à la Grand’Combe. Il y effectuait des tâches d'organisation et de propagande. Ses lectures étaient l'Humanité, le Cri du Gard et Les Cahiers du Bolchévisme entre autres. Il était également intéressé par la question de "la lucha abierta" (lutte ouverte).
L'Espagne
Il arrive en Espagne le 2 décembre 1936 "en auto", illégalement, aidé par le PCF, pour lutter contre le fascisme : "la lucha contra el fascismo".
Affecté à la 14e BI, 12e bataillon, Compagnie de Mitrailleuses, il participe à la Bataille de Lopera où il est blessé, puis aux combats du Centre (Madrid). Déclaré inapte pour le front par la commission médicale du 22 février 1937, suite à une commotion cérébrale, il est envoyé au Centre de Rééducation Professionnelle de Mahora. Là, il retrouve son ami Louis CONTIES. Le volontaire Dreyfus, dans une brochure, le décrit ainsi:
"Louis Conties ferait penser à Patachon, son inséparable Doublepatte étant le long Delon (Marius), comme lui à la Grand’Combe, et comme lui possédant cet « âssent » qui sent l’ail et qui ne manque pas de sel… [Comparons-le] à un Don Quichotte qui n’aimerait ni l’équitation ni les chimériques moulins à vent." (Patachon et Doublepatte étaient des acteurs comiques qui réalisèrent de nombreux films entre 1921 et 1937. Ils furent une source d’inspiration pour Laurel et Hardy).
Il adhère au SRI (voir l'article Solidarité) le premier janvier 1937.
Il signe sa biographie de militant à Mahora le 24 mars 1938 et cite son ami Louis Contiés, délégué politique, pour confirmer l'exactitude de ses affirmations.
Des fiches datées de fin 1938 le décrivent comme un "bon antifasciste au bon moral".
Sources
RGASPI (BDIC, Mfm 880/12, 545.6.1152) - RGASPI (Moscou, F. 545. op. 3. d. 696)