DESLANDES Raymond : Différence entre versions
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| − | + | Ce volontaire est né le 12 septembre 1905 à Doucelles dans la Sarthe. Son père, Maurice, était antifasciste. | |
| − | Membre du PCF depuis 1935, il était secrétaire de la cellule de Massy (Seine-et-Oise). | + | Doté d’un certificat d’études, il a fait un an « d’études supérieures » sans que soit précisé lesquelles. |
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| + | Au cours de son service militaire de 1925 à 1927 dans le 42<sup>e</sup> Bataillon du Génie, il a acquis des connaissances en radiotélégraphie. | ||
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| + | Après 18 mois d’apprentissage comme tourneur, il travaillait comme grutier bétonnier et avait également des connaissances comme électricien. Au moment de son départ en Espagne ce volontaire était employé dans l’entreprise Canal et Schuls avec 180 camarades et touchait un salaire de 73 francs par jour. | ||
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| + | Affilié à la CGTU-CGT en 1930, au syndicat des terrassiers 3, rue du Château d’Eau, il y exerçait les fonctions de délégué. | ||
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| + | C’est ‘’après lecture et études du mouvement ouvrier ayant vécu le mouvement syndical’’ que Raymond Deslandes avait commencé à s’intéresser au mouvement prolétaire. Il avait participé aux grèves de 1936 et ‘’à diverses manifestations’’. Membre du PCF depuis 1935, il était secrétaire de la cellule de Massy (Seine-et-Oise). Il avait suivi 10 cours élémentaires organisés par le Parti, lisait ''L’Humanité'' ainsi que des brochures sur Marx et Lénine et du Parti et s’intéressait particulièrement à la politique et la vie syndicale. Il faisait aussi parti du Comité de Défense de l'Humanité. | ||
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| + | Marié, il résidait 11, rue Gambetta à Massy en Seine et Oise au moment de son engagement comme volontaire. | ||
==L’Espagne== | ==L’Espagne== | ||
| − | Après avoir franchi illégalement la frontière (voir [[Passage clandestin des Pyrénées]]), Raymond Deslandes | + | Après avoir franchi illégalement la frontière (voir article [[Passage clandestin des Pyrénées]]), Raymond Deslandes rejoint [[Figueras]], via Massanet, le 23 décembre 1937 dans un groupe composé de 40 volontaires. |
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| + | Il intègre la 2<sup>e</sup> Compagnie du [[Bataillon Henri Barbusse]] de la 14<sup>e</sup> B.I. et participe aux combats de Valdemorillo et Caspe (voir [[Offensive franquiste d’Aragon]]) au cours duquel il est blessé au genou par un éclat d’obus et son pied droit fracturé. Il est hospitalisé successivement à [[Benicassim]], Valence et Barcelone pendant 35 jours. | ||
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| + | Rétabli, il combat à Corbera et Tortosa (voir [[Bataille de l’Ebre]]). Il terminera comme secrétaire fourrier et cantinier du bataillon. | ||
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| + | Au sujet des 13 points du Gouvernement d’Union Nationale, il dit les connaître et les avoir étudiés. A leur sujet, il pense <blockquote> « que le président [[Negrín]] est décidé à refaire une Espagne nouvelle ». </blockquote> | ||
| + | Quant à la politique du Front Populaire en Espagne : <blockquote> « C’est une politique d’union sans distinction de parti ou syndicat ». Elle est bonne et juste « pour chasser l’envahisseur italo allemand ». </blockquote> | ||
| + | En ce qui concerne les Brigades elles «<blockquote> ont été le symbole pour la paix du monde ». </blockquote> | ||
| + | Dans le domaine politique et militaire en Espagne, il dit : <blockquote> « L’enseignement le meilleur pour moi a été l’unité qui existe à l’arrière comme au Front » </blockquote>. | ||
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| + | Se disant en possession de ses papiers et d’un permis moto espagnol, il demande à être rapatrié à Paris où se trouvent son père et sa femme. | ||
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| + | Raymond Deslandes signe son formulaire de démobilisation le 7 novembre 1938. | ||
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| + | [[BIGOURET_Lucien|Lucien BIGOURET]] dans un rapport daté du 20 octobre 1938 fait état de la bonne conduite que ce volontaire a eu tant au Front qu’à l’arrière où il était cantinier. « [il] a toujours fait l’impossible pour ravitailler les camarades de tout ce qui leur était utile même au Front ». D’une « éducation politique moyenne [il] avait de bons raisonnements et participer aux discussions dans les réunions », « Il cherche à se rendre utile, discipliné, courageux, débrouillard, actif et sérieux ». Il termine : « Un élément à aider et à conseiller au point de vue politique, Bon militant du Parti ». | ||
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| + | Raymond Deslandes fait partie du convoi de volontaires (n°202) rapatriés d’Espagne le 12 novembre 1938 et qui arrive le 13 à la [[Gare d’Austerlitz]]. Il déclare se rendre à Paris. | ||
| − | + | Son nom figure sur une note référencée Français ar français N2.m)271, N.2n)153, N3-5. | |
| + | ==La Résistance== | ||
| + | Selon le Maitron, il a servi dans les FFI. | ||
Raymond Deslandes est décédé en mars 1964 à Montfermeil (Seine-St-Denis). | Raymond Deslandes est décédé en mars 1964 à Montfermeil (Seine-St-Denis). | ||
==Sources== | ==Sources== | ||
| − | RGASPI (Moscou, F. 545 | + | RGASPI (Moscou, F.545 op.6 d. 35) - Maitron |
| − | [[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 31 à 39 ans]] [[Catégorie: PCF]] | + | [[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 31 à 39 ans]] [[Catégorie: Formation Militaire : Génie]] [[Catégorie: PCF]] [[Catégorie: Ecoles du PCF]][[Catégorie: Marié]] |
[[Catégorie: Massy]] [[Catégorie: Arrivée en Espagne: Janvier 1937]] [[Catégorie: 14e BI]] | [[Catégorie: Massy]] [[Catégorie: Arrivée en Espagne: Janvier 1937]] [[Catégorie: 14e BI]] | ||
Version du 19 mai 2026 à 15:41
Ce volontaire est né le 12 septembre 1905 à Doucelles dans la Sarthe. Son père, Maurice, était antifasciste.
Doté d’un certificat d’études, il a fait un an « d’études supérieures » sans que soit précisé lesquelles.
Au cours de son service militaire de 1925 à 1927 dans le 42e Bataillon du Génie, il a acquis des connaissances en radiotélégraphie.
Après 18 mois d’apprentissage comme tourneur, il travaillait comme grutier bétonnier et avait également des connaissances comme électricien. Au moment de son départ en Espagne ce volontaire était employé dans l’entreprise Canal et Schuls avec 180 camarades et touchait un salaire de 73 francs par jour.
Affilié à la CGTU-CGT en 1930, au syndicat des terrassiers 3, rue du Château d’Eau, il y exerçait les fonctions de délégué.
C’est ‘’après lecture et études du mouvement ouvrier ayant vécu le mouvement syndical’’ que Raymond Deslandes avait commencé à s’intéresser au mouvement prolétaire. Il avait participé aux grèves de 1936 et ‘’à diverses manifestations’’. Membre du PCF depuis 1935, il était secrétaire de la cellule de Massy (Seine-et-Oise). Il avait suivi 10 cours élémentaires organisés par le Parti, lisait L’Humanité ainsi que des brochures sur Marx et Lénine et du Parti et s’intéressait particulièrement à la politique et la vie syndicale. Il faisait aussi parti du Comité de Défense de l'Humanité.
Marié, il résidait 11, rue Gambetta à Massy en Seine et Oise au moment de son engagement comme volontaire.
L’Espagne
Après avoir franchi illégalement la frontière (voir article Passage clandestin des Pyrénées), Raymond Deslandes rejoint Figueras, via Massanet, le 23 décembre 1937 dans un groupe composé de 40 volontaires.
Il intègre la 2e Compagnie du Bataillon Henri Barbusse de la 14e B.I. et participe aux combats de Valdemorillo et Caspe (voir Offensive franquiste d’Aragon) au cours duquel il est blessé au genou par un éclat d’obus et son pied droit fracturé. Il est hospitalisé successivement à Benicassim, Valence et Barcelone pendant 35 jours.
Rétabli, il combat à Corbera et Tortosa (voir Bataille de l’Ebre). Il terminera comme secrétaire fourrier et cantinier du bataillon.
Au sujet des 13 points du Gouvernement d’Union Nationale, il dit les connaître et les avoir étudiés. A leur sujet, il pense
« que le président Negrín est décidé à refaire une Espagne nouvelle ».
Quant à la politique du Front Populaire en Espagne :
« C’est une politique d’union sans distinction de parti ou syndicat ». Elle est bonne et juste « pour chasser l’envahisseur italo allemand ».
En ce qui concerne les Brigades elles «
ont été le symbole pour la paix du monde ».
Dans le domaine politique et militaire en Espagne, il dit :
« L’enseignement le meilleur pour moi a été l’unité qui existe à l’arrière comme au Front »
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Se disant en possession de ses papiers et d’un permis moto espagnol, il demande à être rapatrié à Paris où se trouvent son père et sa femme.
Raymond Deslandes signe son formulaire de démobilisation le 7 novembre 1938.
Lucien BIGOURET dans un rapport daté du 20 octobre 1938 fait état de la bonne conduite que ce volontaire a eu tant au Front qu’à l’arrière où il était cantinier. « [il] a toujours fait l’impossible pour ravitailler les camarades de tout ce qui leur était utile même au Front ». D’une « éducation politique moyenne [il] avait de bons raisonnements et participer aux discussions dans les réunions », « Il cherche à se rendre utile, discipliné, courageux, débrouillard, actif et sérieux ». Il termine : « Un élément à aider et à conseiller au point de vue politique, Bon militant du Parti ».
Raymond Deslandes fait partie du convoi de volontaires (n°202) rapatriés d’Espagne le 12 novembre 1938 et qui arrive le 13 à la Gare d’Austerlitz. Il déclare se rendre à Paris.
Son nom figure sur une note référencée Français ar français N2.m)271, N.2n)153, N3-5.
La Résistance
Selon le Maitron, il a servi dans les FFI.
Raymond Deslandes est décédé en mars 1964 à Montfermeil (Seine-St-Denis).
Sources
RGASPI (Moscou, F.545 op.6 d. 35) - Maitron