DENNI Robert

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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Robert, Louis, André DENNI est né le 5 mai 1919 à Lyon, fils de Louis Denni, ouvrier, communiste.

Détenteur du certificat d’études primaires, il avait suivi de 1932 à 1936 des cours du soir à la faculté de Médecine, et exerçait la profession d’aide-préparateur de pharmacie. Il n’avait pas fait de service militaire.

Adhérent des Jeunesses Communistes en 1936, il s’était intéressé à la politique au moment des émeutes fascistes de 1934, et avait participé aux grèves de 1936.

Il était lecteur des journaux "L’Humanité" et "L’Avant-Garde", de la revue "Correspondance Internationale", et de livres : "l’Anti-Düring" d’Engels, "La Maladie infantile du communisme" de Lénine, et des textes de philosophie marxiste. Ses intérêts portaient notamment sur la politique internationale et la lutte de paysans.

Avant son départ en Espagne, il était célibataire, travaillait à l’hôpital de Belfort et habitait rue Engel-Gros à Belfort.

L’Espagne

Il arrive en Espagne légalement Passage de la frontière avec l’aide du PCF, le 21 février 1937 et est affecté à la pharmacie de la base d’Albacete, puis à la pharmacie centrale de la 35e Division.

Le 8 avril 1937, il passe au 12e Bataillon André Marty de la 14BI, mais dès le 28 avril il est nommé à la Compagnie Divisionnaire téléphonique de la 35e Division. Le 6 juillet 1937, il est muté au service sanitaire de la 35e Division. Le 1er octobre 1937, il est muté aux fortifications de la 35e Division de l’armée républicaine, secrétaire à la propagande au PC de la Compagnie de zapadores (sapeurs).

Il participe aux fronts de Brunete, Belchite (septembre 37), Teruel (décembre 1937), Offensive franquiste d’Aragon. Il est blessé au pied gauche au pont de Mora de Ebro (Gandesa) en tentant de retenir la débandade des troupes républicaines, et passe 3 mois à l’hôpital de Moya du 2 avril au 4 juillet 1938.

Sorti volontairement de l’hôpital pas complètement guéri, il est muté à la 14 BI, et réclame par écrit son retour dans son unité précédente.

Le 8 septembre 1938, il est rassemblé à Calella avec la 14BI, au 1er Bataillon, 3e Compagnie de zapadores.

Pendant son séjour en Espagne, il exerce la fonction de sergent infirmier, responsable sanitaire de compagnie, qui apporte soins aux blessés des brigades, mais participe aussi à des vaccinations de la population espagnole. Il est nommé au grade de caporal le 2 août 1937 et de sergent le 8 janvier 1938. Il adhère au S.R.I Solidarité en mai 1938 à l’hôpital de Moya et sollicite son adhésion au PCE. Il bénéficie d’une permission de 3 jours.

Ses réponses le 7 novembre 1938 au questionnaire du Commissariat de Guerre des Brigades Internationales :

Les 13 points du gouvernement d’union nationale du Pt Negrin : « C’est un programme clairvoyant et sensé et qui sait rester révolutionnaire tout en pratiquant la seule politique possible, politique d’union nationale. »

Opinion sur le front populaire en Espagne : « une seule politique de Front Populaire est possible, c’est celle préconisée par le PCE […] Politique tout au service de la lutte antifasciste et qui ne fait que confirmer le vieil axiome : l’union fait la force ».

Opinion sur les Brigades Internationales : «…le seul moyen de gagner la guerre est dans la politique d’union entre toutes les forces nationales antifascistes, non pas comme dans certains pays, union fictive et seulement théorique, mais union consciente et forte appuyée sur un programme de base commun et qui, réunissant toutes les bonnes volontés, peut et doit nous mener à la victoire».

Le rôle des B.I. : « apprendre la discipline à un peuple héroïque et jeter les bases d’une des meilleures armées du monde ». Ce qu’il a appris en Espagne : « « la nécessité de l’union prolétarienne à l’échelle nationale et internationale. La confiance plus grande dans le prolétariat et la nécessité s’il le faut de lutter jusqu’à la mort. Les résultats formidables d’une résistance acharnée. La confiance dans la force plus grande chaque jour dans la force des Partis antifascistes et l’admiration de l’héroïque peuple espagnol ».

Il figure sur la liste des rapatriés du 12 novembre 1938 pour rejoindre Belfort.

Sources

RGASPI (Moscou, F. 545. op.6. d.1154)