OPPMAN Thadée : Différence entre versions

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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En 1934, il partit en Espagne chargé par la Fédération Internationale des Avocats et Juristes d’enquêter et de protester contre la répression des mineurs des Asturies. Arrêté le 26 octobre 1934 en même temps qu’Octave Rabaté, délégué par la CGTU et arrivé à Madrid dans le même but ; ils furent maintenus au secret. Une campagne fut organisée en France pour les faire libérer et Thadée Oppman fut expulsé au bout de 3 semaines. Dès son retour, il milita pour la libération d’Octave Rabaté, expulsé à son tour au bout de 2 mois de détention.
 
En 1934, il partit en Espagne chargé par la Fédération Internationale des Avocats et Juristes d’enquêter et de protester contre la répression des mineurs des Asturies. Arrêté le 26 octobre 1934 en même temps qu’Octave Rabaté, délégué par la CGTU et arrivé à Madrid dans le même but ; ils furent maintenus au secret. Une campagne fut organisée en France pour les faire libérer et Thadée Oppman fut expulsé au bout de 3 semaines. Dès son retour, il milita pour la libération d’Octave Rabaté, expulsé à son tour au bout de 2 mois de détention.
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En 1936, il fut l’un des fondateurs et organisateurs du journal « Dziennika Ludowego », un quotidien de l’émigration polonaise en France.
 
En 1936, il fut l’un des fondateurs et organisateurs du journal « Dziennika Ludowego », un quotidien de l’émigration polonaise en France.
  
 
Thadée Oppman parlait français, espagnol, allemand, polonais.
 
Thadée Oppman parlait français, espagnol, allemand, polonais.
 
Il vivait avec Jeannette Zebstein et ils habitaient rue Brancion à Paris (15<sup>e</sup>).
 
Il vivait avec Jeannette Zebstein et ils habitaient rue Brancion à Paris (15<sup>e</sup>).
 
 
==L'Espagne==
 
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Il arrive en Espagne le 10 octobre 1936 et participe à [[Albacete]] à l’organisation du bataillon Dabrowski puis il part pour le front de Madrid avec le Bataillon [[Commune de Paris]] de la 11<sup>e</sup> BI comme chef de section et responsable politique. Il est blessé à la [[Ciudad Universitaria]] (voir [[Bataille de Madrid]]) et hospitalisé.
 
Il arrive en Espagne le 10 octobre 1936 et participe à [[Albacete]] à l’organisation du bataillon Dabrowski puis il part pour le front de Madrid avec le Bataillon [[Commune de Paris]] de la 11<sup>e</sup> BI comme chef de section et responsable politique. Il est blessé à la [[Ciudad Universitaria]] (voir [[Bataille de Madrid]]) et hospitalisé.
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En mars 1938, il est nommé chef d’état-major de la 13<sup>e</sup> BI Dombrovski et pendant la retraite d’Aragon (voir [[Offensive franquiste d’Aragon]]), il est grièvement blessé début avril 1938 près de Lerida. Il passe deux mois à l’hôpital de Valcarca (Barcelone) puis à [[S’Agaró]]. Atteint de gangrène, il subit plusieurs interventions chirurgicales et il est rapatrié en France en juillet 1938 pour raison médicale.
 
En mars 1938, il est nommé chef d’état-major de la 13<sup>e</sup> BI Dombrovski et pendant la retraite d’Aragon (voir [[Offensive franquiste d’Aragon]]), il est grièvement blessé début avril 1938 près de Lerida. Il passe deux mois à l’hôpital de Valcarca (Barcelone) puis à [[S’Agaró]]. Atteint de gangrène, il subit plusieurs interventions chirurgicales et il est rapatrié en France en juillet 1938 pour raison médicale.
  
Sa femme, Jeannette, arrivée en Espagne dès août 1936, rentre en France début décembre 1938 (voir [[OPPMAN_Jeanne|Jeanne OPPMAN]]
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Sa compagne, Jeannette, arrivée en Espagne dès août 1936, rentre en France début décembre 1938 (voir [[OPPMAN_Jeanne|Jeanne OPPMAN]]).
 
 
 
==Le Retour==
 
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Après une année de convalescence, il reprend son métier d’avocat.
 
Après une année de convalescence, il reprend son métier d’avocat.
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Son nom orthographié OPPMANN François figure sur la liste des résistantes et résistants, dossier administratif référencé GR 16 P 450948, publiée par le Service Historique du Ministère de la Défense.
 
Son nom orthographié OPPMANN François figure sur la liste des résistantes et résistants, dossier administratif référencé GR 16 P 450948, publiée par le Service Historique du Ministère de la Défense.
 
  
 
Il se marie en 1953 avec Jeannette Zebstein qui avait été à ses côtés en Espagne puis dans la Résistance en zone sud, à Marseille et à Lyon. Ils ont eu une fille née en 1944 sous le nom de guerre de sa mère, Jeanne Vérieux.
 
Il se marie en 1953 avec Jeannette Zebstein qui avait été à ses côtés en Espagne puis dans la Résistance en zone sud, à Marseille et à Lyon. Ils ont eu une fille née en 1944 sous le nom de guerre de sa mère, Jeanne Vérieux.
  
 
Thadée Oppman décède le 15 décembre 1958 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans le mausolée des Brigades Internationales.
 
Thadée Oppman décède le 15 décembre 1958 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans le mausolée des Brigades Internationales.
 
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==Témoignage==
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Voir son témoignage sur sur la deuxième bataille de [[Teruel (décembre 1937)]].
 
==Sources==
 
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RGASPI 545.6.668 - Service Historique du Ministère de la Défense – Famille Sylvie Khayat-Oppman
 
RGASPI 545.6.668 - Service Historique du Ministère de la Défense – Famille Sylvie Khayat-Oppman
  
 
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T OPPMAN.jpg

Thadée (Tadeusz) OPPMAN est né le 6 janvier 1904 à Czestochowa (Pologne), de Félix (ingénieur des Chemins de Fer, propriétaire d’une entreprise de travaux publics) et de Stanislawa Markewicz.

Il termina ses études en 1921 au lycée Mickiewicz à Varsovie. Pendant ses études, il milita à l’association de la Jeunesse Polonaise Socialiste dont il avait été élu membre du comité central. Il a aussi participé à la direction d’organes de presse comme Demain et Tournant. En mars 1922, il entra au comité central de l’association des Jeunesses Communistes de Pologne, ce qui lui vaudra d’être arrêté mais dès sa libération il reprit le travail d’organisation en tant que membre du secrétariat. En mai 1923, tous les participants à la conférence nationale des J.C. de Pologne furent arrêtés. Libéré rapidement sous caution grâce à son père, puis assigné à résidence à Varsovie, il partit illégalement pour Paris en 1924.

Devenu membre du Parti communiste français en 1925, il s’occupait spécialement de propagande parmi les Polonais du nord de la France. A l’automne 1925, il reprit ses études de droit à Montpellier et milita dans le milieu polonais des ouvriers et des mineurs d’Alès. C'est à cette époque qu’il rencontra Jeanne Zebstein. Il poursuivit ses études à Paris à l’automne 1928 en même temps qu’il dirigeait le travail du PC et des syndicats dans les milieux polonais du nord de la France, jusqu’à devenir en 1930 secrétaire national de la commission du groupe polonais auprès du P.C.F.

Naturalisé français en mai 1931, il commença son stage d’avocat auprès de Maître Vienney à Paris, intervenant notamment pour la défense des Polonais expulsés de France. Il effectua son service militaire d’un an (1932-1933) dans un régiment de cavalerie près de Paris.

En 1934, il partit en Espagne chargé par la Fédération Internationale des Avocats et Juristes d’enquêter et de protester contre la répression des mineurs des Asturies. Arrêté le 26 octobre 1934 en même temps qu’Octave Rabaté, délégué par la CGTU et arrivé à Madrid dans le même but ; ils furent maintenus au secret. Une campagne fut organisée en France pour les faire libérer et Thadée Oppman fut expulsé au bout de 3 semaines. Dès son retour, il milita pour la libération d’Octave Rabaté, expulsé à son tour au bout de 2 mois de détention.

En 1936, il fut l’un des fondateurs et organisateurs du journal « Dziennika Ludowego », un quotidien de l’émigration polonaise en France.

Thadée Oppman parlait français, espagnol, allemand, polonais. Il vivait avec Jeannette Zebstein et ils habitaient rue Brancion à Paris (15e).

L'Espagne

Il arrive en Espagne le 10 octobre 1936 et participe à Albacete à l’organisation du bataillon Dabrowski puis il part pour le front de Madrid avec le Bataillon Commune de Paris de la 11e BI comme chef de section et responsable politique. Il est blessé à la Ciudad Universitaria (voir Bataille de Madrid) et hospitalisé.

En mars 1937, il est affecté à l’école d’officiers de Pozo Rubio comme capitaine instructeur des recrues espagnoles.

Il passe ensuite à l’Etat-Major de la 13e BI de la 35e Division et participe aux combats de Pozoblanco (mars - juin 37) et de Brunete.

Nommé à l’Etat-Major de la 35e Division, d’abord à la section des opérations puis comme chef d’état-major, il participe aux côtés du général Walter aux batailles de Quinto, Belchite (voir Offensive républicaine sur Saragosse) et Teruel (décembre 1937) (voir son récit).

En mars 1938, il est nommé chef d’état-major de la 13e BI Dombrovski et pendant la retraite d’Aragon (voir Offensive franquiste d’Aragon), il est grièvement blessé début avril 1938 près de Lerida. Il passe deux mois à l’hôpital de Valcarca (Barcelone) puis à S’Agaró. Atteint de gangrène, il subit plusieurs interventions chirurgicales et il est rapatrié en France en juillet 1938 pour raison médicale.

Sa compagne, Jeannette, arrivée en Espagne dès août 1936, rentre en France début décembre 1938 (voir Jeanne OPPMAN).

Le Retour

Après une année de convalescence, il reprend son métier d’avocat.

Mobilisé en septembre 1939, il est fait prisonnier mais rapatrié en faisant passer ses blessures d’Espagne pour des blessures de guerre. Pendant les années d’occupation, il prend part à la Résistance à Paris puis dans le Nord. Arrivé dans la région marseillaise en octobre 1941, il participe à la constitution des services du comité militaire FTPF en zone sud avec Boris GUIMPEL.

A partir de mars 1943, il est responsable du service de renseignements des FTP pour les régions militaires de Lyon et Marseille, puis de toute la zone sud. Fin août 1944, il rejoint le maquis de l’Azergue et participe aux combats du 1er Régiment du Rhône pour la libération de Lyon. Il rejoint le 127e groupe de FFI (FTA) de la campagne des Alpes du 4 septembre 1944 au 8 mai 1945 dans la région de Modane.

Son nom orthographié OPPMANN François figure sur la liste des résistantes et résistants, dossier administratif référencé GR 16 P 450948, publiée par le Service Historique du Ministère de la Défense.

Il se marie en 1953 avec Jeannette Zebstein qui avait été à ses côtés en Espagne puis dans la Résistance en zone sud, à Marseille et à Lyon. Ils ont eu une fille née en 1944 sous le nom de guerre de sa mère, Jeanne Vérieux.

Thadée Oppman décède le 15 décembre 1958 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans le mausolée des Brigades Internationales.

Témoignage

Voir son témoignage sur sur la deuxième bataille de Teruel (décembre 1937).

Sources

RGASPI 545.6.668 - Service Historique du Ministère de la Défense – Famille Sylvie Khayat-Oppman