GODEFROY Louis

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

(1911-1987)

Louis Godefroy naît le 4 septembre 1911 à Barbaste (Lot et Garonne). Son père Louis était mécanicien et communiste, il avait un frère prénommé Théodore.

Après l’obtention du Certificat d’Etudes Primaires, il suivra un apprentissage de 1923 à 1926 à Carcassonne (Aude) probablement de plombier zingueur puisqu’il en fera son métier.

Il s’ouvre à la politique par son père et adhère au PCF en 1928 (cellule de la cité ouvrière de Toulouse carnet 166699). Il assure par la suite la fonction de secrétaire de section ainsi que celle de membre du comité de section. Il se perfectionne en lisant L’Humanité, Regards, La voix du Midi ainsi que des ouvrages sur Marx et Lénine. Il s’intéresse, particulièrement, aux questions internationales.

Appelé sous les drapeaux, il accomplit son service militaire durant 18 mois en 1931. Affecté au 14ème Régiment d’Infanterie à Toulouse, il est démobilisé avec le grade de caporal et la spécialité de mitrailleur.

En 1935, il se syndique à la CGT à la bourse du travail de Toulouse (syndicat des métaux), et participe activement aux grèves et manifestations de juin 1936.

Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, Louis Godefroy était employé au 6ème Groupe d’aviation à Toulouse pour un salaire horaire de 8 Frs et vivait maritalement 8, rue Boyer-Fonfrède à Toulouse (Haute-Garonne).

L’Espagne

Louis Godefroy part en Espagne pour « faire valoir ses idées ».

Il arrive, via Agullana, à Figueras le 23 février 1938, aidé par le PCF avec un groupe de 52 volontaires en passant par la montagne (voir Passage clandestin des Pyrénées). Il rejoint le 29 février le centre d’instruction de Villanueva de la Jara.

Louis Godefroy est affecté le 2 avril 1938 à la Compagnie de Mitrailleuses du Bataillon Vaillant-Couturier de la 14e BI.

Durant son engagement, il prend part aux combats d’Aragon (voir Offensive franquiste d’Aragon) et de l’Ebre (voir Bataille de l’Ebre).

Son nom figure sur une liste de volontaire non datée avec le matricule 4885.

Le retour

Louis Godefroy fait partie d’une liste de rapatriés en décembre 1938.Il se marie en septembre 1939 à Toulouse avec Germaine Dupuy. Mobilisé à la déclaration de guerre, il est affecté au 11ème Régiment d’Infanterie à Toulouse, prend part aux combats des environs de Bitche et sur la Meuse. Fait prisonnier le 24 juin, il s’évade en septembre 1940 et regagne Toulouse où il est démobilisé.

La Résistance

Il reprend son action militante dans la région du sud-ouest. Arrêté le 21 septembre 1941, il est condamné à 15 ans de travaux forcés. En octobre 1943 il fait partie de l’évasion collective de la prison de Saint- Etienne et renoue avec l’intergroupe FTP (Drôme, Gard, Ardèche, Vaucluse). Commissaire adjoint aux opérations zone C.M.Z., il est muté en janvier 1944 dans le Puy- de- Dôme comme responsable de la 1104e Compagnie FTP du camp Gabriel Péri.

Promu capitaine en février 1944 sous le pseudonyme de Rivière, il est muté à l’intergroupe (Haute-Vienne, Lot, Corrèze). Nommé à l’Etat-Major des FFI de la région R5, il est ensuite promu lieutenant-colonel le 7 juillet, puis colonel le 22 août 1944 adjoint au commandant de la 12ème Région militaire.

Après la libération, il prend le commandement du 126ème Régiment d’Infanterie, passe le Rhin le 4 avril 1945 et participe à la prise de Karlsruhe, Spessart et Rastadt puis ce sera l’occupation avec la 5ème DB.

Fait chevalier de la légion d’honneur, le 17 novembre 1945 il est un des trois anciens brigadistes (Henri ROL-TANGUY et Louis BLEZY) nommé Compagnon de la Libération par décret.

Louis Godefroy est répertorié sur la liste des résistantes et résistants, homologués FFI, DIR dossier administratif référencé GP 16 P 260776, publiée par le Service Historique du Ministère de la Défense.

Il quitte l’armée en avril 1946, milite dans des organisations d’anciens résistants et travaille dans l’édition.

Louis Godefroy décède le 6 avril 1987 à Saint-Jean-de-Fos (Hérault)

Sources

RGASPI (Moscou, F. 545. Op.6. D.30.- D.36. -D.1044.et D.1207) - Service Historique du Ministère de la Défense - http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php - ‘’Maquis de Corrèze par cent-vingt témoins et combattants’’ (chapitre 5), Editions Sociales - Georges Beau et Léopold Gaubusseau, R5 les SS en Limousin Périgord et Quercy, Editions des Presses de la Cité, 1984.