EMERIE Téodore : Différence entre versions
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| − | Téodore Emerie, de son vrai nom Emrie Fodor est né à Beretyyoujfalu (comitat de Hadju-Bihar) en Hongrie le 22 septembre 1898. Son père Louis Jeauder et sa mère Ilie Nagy | + | Téodore Emerie, de son vrai nom Emrie Fodor est né à Beretyyoujfalu (comitat de Hadju-Bihar) en Hongrie le 22 septembre 1898. Son père Louis Jeauder et sa mère Ilie Nagy étaient morts. Titulaire du Certificat d’Etudes Primaires, il a dû émigrer parce qu’il était illégal dans son pays. |
| − | Arrivé en France, Fodor Emrie s’engagea dans la Légion Etrangère | + | Arrivé en France, Fodor Emrie s’engagea dans la Légion Etrangère de 1915 à 1918 puis de 1920 à 1932, soit pendant 15 ans. Il obtint le grade de sergent-chef. |
| − | Ayant acquis la nationalité française, il devint cuisinier et travaillait au café Colisée à Paris. Il gagnait | + | Ayant acquis la nationalité française, il devint cuisinier et travaillait au café Colisée à Paris. Il gagnait 1 200 francs par mois et était nourri. Il appartenait à la CGT des cuisiniers. Il participa à toutes les luttes en France et fit 15 jours de prison car pendant les grèves il empêcha ses camarades de travailler. |
| − | En 1932 il adhéra au Parti Communiste plus précisément au groupe hongrois du PCF et fut inscrit par Vouche Bary et Jacques Naguer toujours au Parti. Il lisait beaucoup de livres politiques. Il parlait français, hongrois, allemand, serbe, roumain et bulgare. | + | En 1932, il adhéra au Parti Communiste plus précisément au groupe hongrois du PCF et fut inscrit par Vouche Bary et Jacques Naguer toujours au Parti. Il lisait beaucoup de livres politiques. Il parlait français, hongrois, allemand, serbe, roumain et bulgare. |
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Les combats auxquels il a participé sont l’ [[Offensive franquiste d’Aragon]], le [[Passage de l'Ebre]], la [[Bataille de l’Ebre]]. | Les combats auxquels il a participé sont l’ [[Offensive franquiste d’Aragon]], le [[Passage de l'Ebre]], la [[Bataille de l’Ebre]]. | ||
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| − | Dans le rapport, daté du 10 octobre 1938, rédigé par [[BIGOURET_Lucien|Lucien BIGOURET]] responsable de l’organisation du Parti celui -ci dit de lui : « Membre du Parti en tant que soldat très courageux, a été à la légion étrangère, toujours actif au front et à l’arrière, chef de peloton mais un peu rude avec ses hommes. Son éducation politique est moyenne, avait une position un peu fausse car sectaire et faisait des comparaisons avec la révolution russe de 1917. Aurait voulu commander politiquement et militairement les hommes avec une discipline très stricte et de ce fait était rouspéteur. Militant du Parti de mars 1938 à octobre 1938 son activité était moyenne du fait de ses conceptions spéciales. Sa conduite n’a pas toujours été très bonne parce que râleur et s’est rendu antipathique. S’est montré discipliné et courageux, les autres ont à son sujet une opinion pas bonne parce que trop stricte. » | + | Dans le rapport, daté du 10 octobre 1938, rédigé par [[BIGOURET_Lucien|Lucien BIGOURET]] responsable de l’organisation du Parti celui-ci dit de lui : « Membre du Parti en tant que soldat très courageux, a été à la légion étrangère, toujours actif au front et à l’arrière, chef de peloton mais un peu rude avec ses hommes. Son éducation politique est moyenne, avait une position un peu fausse car sectaire et faisait des comparaisons avec la révolution russe de 1917. Aurait voulu commander politiquement et militairement les hommes avec une discipline très stricte et de ce fait était rouspéteur. Militant du Parti de mars 1938 à octobre 1938 son activité était moyenne du fait de ses conceptions spéciales. Sa conduite n’a pas toujours été très bonne parce que râleur et s’est rendu antipathique. S’est montré discipliné et courageux, les autres ont à son sujet une opinion pas bonne parce que trop stricte. » |
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Emerie Foder sera rapatrié le 12 novembre 1938 avec l’appréciation ‘’ bon, un peu sectaire’’. | Emerie Foder sera rapatrié le 12 novembre 1938 avec l’appréciation ‘’ bon, un peu sectaire’’. | ||
==Sources == | ==Sources == | ||
| − | RGASPI (Moscou, F.545.op.6 d.30, d.36, d.1044 et. | + | RGASPI (Moscou, F.545. op.6 d.30, d.36, d.1044 et d.1176. |
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Téodore Emerie, de son vrai nom Emrie Fodor est né à Beretyyoujfalu (comitat de Hadju-Bihar) en Hongrie le 22 septembre 1898. Son père Louis Jeauder et sa mère Ilie Nagy étaient morts. Titulaire du Certificat d’Etudes Primaires, il a dû émigrer parce qu’il était illégal dans son pays.
Arrivé en France, Fodor Emrie s’engagea dans la Légion Etrangère de 1915 à 1918 puis de 1920 à 1932, soit pendant 15 ans. Il obtint le grade de sergent-chef.
Ayant acquis la nationalité française, il devint cuisinier et travaillait au café Colisée à Paris. Il gagnait 1 200 francs par mois et était nourri. Il appartenait à la CGT des cuisiniers. Il participa à toutes les luttes en France et fit 15 jours de prison car pendant les grèves il empêcha ses camarades de travailler.
En 1932, il adhéra au Parti Communiste plus précisément au groupe hongrois du PCF et fut inscrit par Vouche Bary et Jacques Naguer toujours au Parti. Il lisait beaucoup de livres politiques. Il parlait français, hongrois, allemand, serbe, roumain et bulgare.
L’Espagne
Ce volontaire arrive en Espagne le 13 janvier 1938 (voir Passage clandestin des Pyrénées) via Espolla, et rejoint Figueras avec 35 volontaires « pour défendre la liberté ».
Il est affecté au Bataillon Henri Barbusse. Les combats auxquels il a participé sont l’ Offensive franquiste d’Aragon, le Passage de l'Ebre, la Bataille de l’Ebre.
Il a été blessé une fois puis est retourné au front dans l’Infanterie de la 14e BI. Ce volontaire figure sur une liste de volontaires, non datée, établie à partir des cartothèques sous le numéro 6317.
Dans le rapport, daté du 10 octobre 1938, rédigé par Lucien BIGOURET responsable de l’organisation du Parti celui-ci dit de lui : « Membre du Parti en tant que soldat très courageux, a été à la légion étrangère, toujours actif au front et à l’arrière, chef de peloton mais un peu rude avec ses hommes. Son éducation politique est moyenne, avait une position un peu fausse car sectaire et faisait des comparaisons avec la révolution russe de 1917. Aurait voulu commander politiquement et militairement les hommes avec une discipline très stricte et de ce fait était rouspéteur. Militant du Parti de mars 1938 à octobre 1938 son activité était moyenne du fait de ses conceptions spéciales. Sa conduite n’a pas toujours été très bonne parce que râleur et s’est rendu antipathique. S’est montré discipliné et courageux, les autres ont à son sujet une opinion pas bonne parce que trop stricte. »
Le retour
Emerie Foder sera rapatrié le 12 novembre 1938 avec l’appréciation ‘’ bon, un peu sectaire’’.
Sources
RGASPI (Moscou, F.545. op.6 d.30, d.36, d.1044 et d.1176..